Le parquet de Paris a demandé lundi 23 février le renvoi en procès du rappeur Booba pour des faits de cyberharcèlement visant la dirigeante d’agences d’influence, Magali Berdah. Cette réquisition marque une nouvelle étape dans une affaire médiatique qui souligne les enjeux juridiques et réputationnels liés au harcèlement en ligne.
Une réquisition qui relance le dossier
Selon franceinfo, qui rapporte l’information de source proche du dossier, le ministère public souhaite que Booba soit jugé devant le tribunal correctionnel pour sa participation présumée aux attaques en ligne contre Magali Berdah, fondatrice de Shauna Events.
Les avocats de Mme Berdah ont salué la décision, estimant que le dossier avançait après des années de procédures. Ils rappellent que des condamnations avaient déjà été prononcées contre d’autres auteurs de ces campagnes d’insultes et de menaces, et réclament désormais une réparation du préjudice subi par leur cliente.
Chronologie essentielle
- Début du cyberharcèlement : il y a près de quatre ans, selon les éléments du dossier.
- 19 mars 2024 : le tribunal correctionnel de Paris condamne 28 personnes pour harcèlement en meute visant Magali Berdah.
- Octobre 2023 : Booba placé sous le statut de mis en examen pour harcèlement moral en ligne aggravé et soumis à un contrôle judiciaire.
- 23 février 2026 : le parquet requiert le renvoi de Booba devant le tribunal correctionnel (réquisition révélée par franceinfo).
Lors du procès collectif de mars 2024, de nombreux prévenus avaient évoqué l’influence du rappeur dans le déroulé des attaques. Ce dossier avait été instruit séparément pour plusieurs personnes mises en cause, Booba en tête, ce qui explique la procédure distincte aujourd’hui évoquée par le parquet.
Ce qui va se passer maintenant
La réquisition du parquet est une demande formelle : il revient à un juge d’ordonner ou non le renvoi devant le tribunal correctionnel. Si l’ordonnance de renvoi est prononcée, un procès pourrait être programmé dans les mois suivants.
Au-delà de la situation personnelle des protagonistes, l’affaire pose des questions lourdes pour l’écosystème des réseaux sociaux : responsabilité des instigateurs, portée des campagnes de dénigrement organisées, et protection des victimes. Une condamnation éventuelle de personnalités très en vue servirait de signal sur la fermeté de la justice face au harcèlement en ligne.
La suite de l’affaire sera suivie de près, tant pour ses implications judiciaires que pour son impact sur les pratiques de communication et d’influence sur Internet.
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