Sorti en salles ce mercredi 1er juillet, le nouveau Robin des Bois de Michael Sarnoski dépoussière le mythe en le rendant méconnaissable : sombre, frontal et parfois insoutenable. Ce portrait d’un héros brisé change la donne pour quiconque espérait un film d’aventure traditionnel.
Oubliez les versions rieuses et les justiciers au grand cœur : ici, Robin est un vétéran des violences extrêmes, retiré dans une grotte, hanté par des actes dont il a perdu les visages mais dont il porte la culpabilité. Hugh Jackman incarne ce personnage à la fois menaçant et fragile, dans un rôle centré sur la chute et la possible réparation.
Un anti-héros sans concession
Les premières séquences imposent une atmosphère rugueuse : la vengeance et la brutalité commandent le récit. Robin retrouve Petit Jean (Bill Skarsgård) pour une série d’affrontements qui ne ménage ni le spectateur ni le protagoniste.
Blessé, il échoue sur une petite île où vit un prieuré tenu par Brigid (Jodie Comer). Contraint de protéger une fillette orpheline, il est confronté à une communauté qui l’oblige à regarder son passé. Le film bascule alors, passant d’un registre de violence frontale à une exploration plus lente et silencieuse de la conscience.
La mise en scène et la lumière comme personnages
Filmée en grande partie en Irlande du Nord, la production mise beaucoup sur les paysages et la lumière naturelle. Les cadres s’étirent, les silences pèsent : la caméra privilégie l’observation plutôt que l’action continue.
La photographie du film, très travaillée, transforme certains plans en images presque peintes. Ce parti pris visuel participe autant à la narration que les dialogues, et offre un écrin inattendu à la performance centrale de Jackman.
- Ton : sombre, violent, puis introspectif.
- Interprétation : Hugh Jackman au centre d’un rôle physique et intérieur.
- Public : déconseillé aux spectateurs sensibles — ce n’est pas une version familiale du mythe.
- Rythme : un premier acte percutant suivi d’un long volet contemplatif.
- Réalisateur : Michael Sarnoski, déjà remarqué pour son goût des tonalités inattendues.
Le fil conducteur du film mêle vengeance et héritage : plusieurs personnages portent et transmettent les conséquences des violences passées, ce qui crée une tension constante même lorsque l’action se fait rare.
On pourra critiquer un dernier quart d’heure qui force un peu l’émotion, mais la relecture du mythe fonctionne par son audace. Certains spectateurs seront rebutés, d’autres trouveront la proposition profondément originale ; dans tous les cas, la sensation d’avoir vu une version risquée du légendaire Robin est bien réelle.
Articles similaires
- Le jeûne intermittent : Dans quelle mesure il augmente le risque de décès prématuré.
- Nicolas Cage dans Spider Noir sur Prime Video: un Spider-Man taciturne et fatigué
- Michael Jackson résiste aux polémiques: comment son image survit aux accusations
- Biopics musicaux indispensables : 7 films récents à voir maintenant
- Les mythes qui entourent le psoriasis : Il est temps de vivre sans stigmatisation sociale








