Un cliché d’un jeune lynx ibérique en train de jouer avec sa proie a été choisi par le public comme la photo la plus plébiscitée du concours Wildlife Photographer of the Year 2026. L’annonce, faite le 25 mars, illustre autant un moment de nature brut que le succès des efforts de conservation qui rendent ces rencontres possibles aujourd’hui.
Le gagnant du vote du public est l’image intitulée Flying Rodent, signée par le photographe autrichien Josef Stefan. Elle succède ainsi à la précédente favorite, une hyène brune captée en Namibie.
Stefan a passé plusieurs jours en observation, dissimulé dans les buissons d’un secteur du centre de l’Espagne, avant d’immortaliser l’animal. Selon ses récits, le lynx est apparu soudainement avec un petit rongeur, s’est installé à proximité et a joué avec sa capture pendant un bon moment — un comportement rare à documenter.
| Prix | Prix du public — Wildlife Photographer of the Year 2026 |
|---|---|
| Photographe | Josef Stefan (Autriche) |
| Titre de la photo | Flying Rodent |
| Sujet | Lynx ibérique jouant avec un petit rongeur |
| Lieu de la prise | Centre de l’Espagne (observation depuis un affût) |
| Exposition | Musée d’histoire naturelle de Londres — exposition jusqu’au 12 juillet |
| Sélection | Finaliste parmi 25 images choisies sur plus de 60 000 candidatures provenant de 113 pays |
Le photographe raconte qu’après avoir lancé le rongeur plusieurs fois en l’air, le lynx l’a rattrapé avec précision et s’est diverti de la même façon pendant environ quinze à vingt minutes. Puis l’intérêt a décliné : l’animal a repris sa proie, s’est éloigné à couvert et l’a consommée.
Un symbole concret pour la protection des espèces
Au-delà de l’esthétique, Josef Stefan voit dans sa photo la preuve visible que la protection de la faune porte ses fruits. Le lynx ibérique a longtemps été classé parmi les mammifères les plus menacés en Europe, victime notamment de la chasse et de la fragmentation de son habitat.
Des programmes de protection, de reproduction en captivité et de réintroduction ont progressivement permis de stabiliser certains effectifs, faisant de l’espèce un cas de référence en conservation. La possibilité pour un photographe d’approcher et de saisir un tel comportement traduit ce changement — et peut renforcer l’adhésion du public aux politiques de préservation.
Sur le plan médiatique, l’image remporte l’adhésion du grand public et place à nouveau la conservation au centre du débat. Pour Stefan, être le seul photographe naturaliste autrichien parmi les finalistes — choisis sur plus de 60 000 participations — est une reconnaissance du travail de terrain et de la patience nécessaires pour documenter la vie sauvage.
- Visibilité : l’exposition au Musée d’histoire naturelle de Londres offre une plateforme internationale aux lauréats.
- Impact : des images comme celle-ci sensibilisent un large public aux enjeux de conservation.
- Pratique : elles témoignent aussi des comportements animaux rarement observés et utiles aux naturalistes.
Accessible au public jusqu’au 12 juillet à Londres, la série de photos récompensées cette année invite à repenser le lien entre photographie de nature et protection des espèces. À l’heure où la biodiversité reste sous pression, ces instantanés jouent un rôle concret : ils montrent ce que la conservation permet de préserver — et pourquoi cela importe dès aujourd’hui.
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