Un influenceur français actif sur Instagram et YouTube a été sanctionné par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) après la diffusion de protocoles détaillés liés au dopage. Cette décision pose la question de la responsabilité des créateurs de contenu vis-à-vis de la santé des sportifs et de l’intégrité des compétitions.
Ce que reproche l’AFLD
L’AFLD accuse Éric Carlesi, dont le compte Instagram compte environ 10 000 abonnés, d’avoir diffusé en ligne des schémas d’utilisation de produits et méthodes interdits. L’agence estime que ces publications, relayées sur plusieurs plateformes (podcast, chaîne YouTube, etc.), constituent des violations des règles antidopage, au motif que les formules comportaient des substances prohibées et que l’auteur savait leur illégalité.
Dans son exposé, l’AFLD retient notamment deux types d’infractions : la mise à disposition ou la tentative de mise à disposition de substances/méthodes prohibées aux sportifs, et des faits de complicité visant à faciliter une infraction antidopage.
Conséquences pratiques pour l’influenceur
La sanction prend effet sur plusieurs plans : elle restreint l’accès aux compétitions et à certaines activités liées au sport. Concrètement, l’AFLD a interdit à l’intéressé de participer, sous quelque forme que ce soit, à des événements ou manifestations encadrés par des organisations adhérentes au code mondial antidopage ou par des structures responsables de compétitions nationales et internationales.
- Interdiction de prendre part à des compétitions officielles ou à des événements donnant lieu à remise de prix.
- Interdiction de participer à des entraînements, stages ou exhibitions organisés par des organisations signataires du code mondial antidopage.
- Interdiction d’encadrer des activités physiques contre rémunération.
- Interdiction de s’impliquer dans des activités sportives impliquant des athlètes de niveau national ou international financées par des fonds publics.
Ces mesures visent non seulement à limiter l’influence directe de la personne sanctionnée sur des sportifs, mais aussi à préserver la crédibilité des compétitions et la sécurité sanitaire des pratiquants.
Pourquoi cette affaire compte maintenant
La décision intervient dans un contexte où les réseaux sociaux amplifient la portée de conseils parfois dangereux. Les plateformes offrent un canal direct entre créateurs et publics, et l’AFLD montre par cette sanction qu’elle entend appliquer les règles antidopage au-delà des terrains et des clubs.
Pour les sportifs, les entraîneurs et les organisateurs, le message est clair : la diffusion d’informations pratiques sur des substances interdites peut entraîner des sanctions lourdes et limiter l’accès aux structures officielles. Pour les créateurs de contenu, cette affaire rappelle la nécessité d’une vigilance accrue sur les sujets sanitaires et réglementaires qu’ils abordent.
À l’échelle institutionnelle, l’affaire illustre aussi l’élargissement de la surveillance et des moyens d’action des autorités antidopage face à la démocratisation des conseils techniques et médicaux sur Internet.
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