À Paris, la manifestation du 8 Mars a pris une dimension symbolique dimanche après‑midi avec la présence remarquée de Gisèle Pelicot et de sa fille, Caroline Darian, qui ont défilé parmi les rangs pour défendre les droits des femmes. Leur apparition ravive le débat public sur la prise en charge des victimes et sur la persistance des violences sexuelles en France.
Acclamées par la foule, Gisèle Pelicot et Caroline Darian ont rejoint le cortège soutenu par la Fondation des femmes, parti de la place de Stalingrad vers 14h30. Les deux femmes ont répondu aux encouragements des manifestant·es et réaffirmé leur détermination à maintenir la parole des victimes au centre du débat.
Une relation retrouvée après le procès
Longtemps distantes après le procès d’Avignon, mère et fille se sont rapprochées à la fin de l’année dernière. Caroline Darian a expliqué, dans un entretien récent, qu’elles avaient dû réapprendre à communiquer : sa mère devait d’abord se reconstruire avant de pouvoir être pleinement présente à ses côtés.
Caroline, qui a publié en 2022 Et j’ai cessé de t’appeler papa, a déposé une plainte pour viol contre Dominique Pelicot il y a environ un an. Elle se dit profondément marquée par l’affaire et regrette que l’attention des enquêtes et des médias se soit largement concentrée sur sa mère, qu’elle considère comme une victime centrale mais pas la seule.
- Présence publique : Gisèle Pelicot, reconnue internationalement comme une voix contre les violences sexuelles, a marché aux côtés de sa fille.
- Itinéraire : le cortège parisien est parti de Stalingrad en direction de la place de la République.
- Contexte judiciaire : tensions et récentes plaintes alimentent les discussions sur la prise en charge des victimes.
- Enjeux politiques : la mobilisation s’inscrit dans un climat national de vigilance face à la montée des courants conservateurs.
Une mobilisation nationale pour les droits des femmes
Partout en France, des dizaines de milliers de personnes ont répondu à l’appel des associations. Selon les organisateurs, l’objectif était double : défendre l’émancipation des femmes et alerter sur les risques d’un recul des droits sous l’effet d’une droite radicale en progression.
Myriam Lebkiri, porte‑parole de la CGT présente dimanche, a résumé la motivation du cortège : résister aux discours et aux politiques qu’elle juge porteurs de racisme, de misogynie et d’homophobie. À Paris, l’ambiance mêlait revendication et soutien aux victimes, avec des prises de parole ponctuant le parcours.
Au‑delà du symbole, cette présence publique de victimes et de proches montre que la question des violences sexuelles reste au cœur des débats publics — un enjeu qui pourrait peser lors des prochaines échéances politiques et des évolutions législatives.
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