À CinemaCon 2026, Steven Spielberg a mis en garde contre la montée des suites et adaptations, estimant que l’industrie court le risque d’appauvrir sa créativité. En présentant une première bande-annonce de son nouveau film, il a aussi défendu un retour à des sorties en salles plus espacées avant les diffusions en streaming.
Lors de son passage à Las Vegas, le réalisateur a souligné que le modèle économique actuel — centré sur les franchises et les marques préexistantes — favorise la sécurité commerciale au détriment de l’innovation. Pour lui, cette tendance menace la diversité des récits que le public attend du cinéma.
Un nouvel appel pour des « histoires originales »
Spielberg a profité de la scène pour exhorter les studios à soutenir davantage de projets originaux, plutôt que de se reposer uniquement sur des remakes, suites ou spin-offs. Il a insisté sur la valeur des récits visuels inédits et sur la nécessité de laisser la place à des voix et des idées nouvelles.
Sa prise de position intervient au moment où les majors multiplient les sorties calibrées autour de propriétés déjà connues, une stratégie qui, selon lui, peut finir par limiter l’imagination des créateurs et l’éventail des choix proposés aux spectateurs.
Fenêtre d’exploitation et stratégie des studios
Autre sujet majeur abordé : la durée d’exclusivité en salle. Spielberg a salué la décision d’Universal d’allonger le délai entre la sortie en salles et la disponibilité en vidéo à la demande, passant d’environ deux à six semaines. Il considère que cette mesure aide à préserver l’écosystème des cinémas et offre aux films une vraie chance de trouver leur public.
Il a explicitement rendu hommage à Donna Langley, la dirigeante d’Universal Pictures, pour cette initiative, estimant que les studios doivent jouer un rôle actif pour protéger la narration cinématographique et le marché des salles.
Le réalisateur a précisé que son film, Disclosure Day, bénéficiera de cette fenêtre prolongée : sortie française prévue le 10 juin. Le long métrage met en vedette Emily Blunt dans le rôle d’une météorologue et Josh O’Connor en homme détenteur d’éléments prouvant un contact extraterrestre, au cœur d’un vaste dispositif de dissimulation.
- Pour le public : plus de temps pour découvrir un film en salle avant qu’il n’arrive en streaming.
- Pour les exploitants : une marge de manœuvre renforcée pour programmer et promouvoir les titres.
- Pour les créateurs : une meilleure visibilité des œuvres originales face aux franchises.
- Pour les plateformes : une possible réorganisation des calendriers de lancements et des stratégies d’exclusivité.
Interrogé sur le contenu du film, Spielberg en a gardé une part de mystère, promettant que Disclosure Day lèverait certains voiles tout en suscitant de nouvelles questions. À la sortie de la bande-annonce, il a simplement invité le public à se préparer : l’expérience sera, selon lui, immersive et stimulante.
Cette intervention de l’un des cinéastes les plus influents de Hollywood relance le débat sur l’équilibre à trouver entre rentabilité et créativité — un enjeu qui pourrait façonner les décisions des studios pour les années à venir.
Articles similaires
- Vaiana live action pris à partie sur les réseaux : la perruque de Dwayne Johnson moquée
- Netflix sous pression: James Cameron s’oppose au rachat de Warner Bros
- Marsupilami cartonne: film de Philippe Lacheau rejoint le top 3 du box-office français post-Covid
- Ryan Gosling: projet dernière chance devient le film qui fait l’unanimité
- David animation 2026: première bande-annonce et date de sortie officielles







