Samedi a redistribué les cartes au Rallye du Chili : Oliver Solberg a pris l’ascendant sur la tête de course, tandis que la lutte pour la deuxième marche du podium s’est transformée en duel serré entre Sébastien Ogier et Elfyn Evans. À moins d’une journée de spéciale, la gestion des pneus et la stratégie des écuries promettent d’être déterminantes pour l’issue finale.
Une journée où la fiabilité a fait la différence
Sur des secteurs longs et secs — plus de 150 km de chronos — la température et l’abrasivité des pistes ont mis à rude épreuve les gommes. Les équipages ont dû composer entre rythme et conservation : la moindre alerte mécanique ou une sortie de route se paye cash en terme de temps.

Ce samedi matin, Sébastien Ogier a signé des temps très compétitifs en signant les meilleurs chronos de deux spéciales, mais le podium a continué d’évoluer au fil des passages. Adrien Fourmaux, constant dans son pilotage, a repris provisoirement la troisième place avant de céder du terrain en fin d’après-midi.
Incidents marquants
Les abandons et les sorties ont pesé sur le classement. Thierry Neuville a été contraint d’abandonner après un crash violent dans la matinée ; les deux pilotes sont indemnes, mais leurs espoirs de bon résultat se sont envolés. De son côté, Jon Armstrong a perdu plusieurs minutes suite à un problème sur la spéciale suivante et a pu repartir sans toutefois espérer un classement favorable.
Autre fait notable : Sami Pajari a affiché un rythme en retrait et pointe désormais à près de cinquante secondes du podium, position qu’il tentera de défendre et d’améliorer dimanche.
Solberg se crée une marge, Ogier met la pression
Dans l’après-midi, Oliver Solberg a su profiter d’un relâchement d’Elfyn Evans pour s’échapper en tête. Le Suédois a creusé un écart suffisant pour aborder le dernier jour avec un net avantage, même si la route est encore longue.

À l’arrière, la bataille est âpre : Sébastien Ogier a réduit l’écart et pointe désormais à quelques secondes d’Evans, convertissant sa bonne matinée en une menace concrète pour la deuxième place. Adrien Fourmaux suit de près mais accuse un retard qui le place en outsider pour le podium.
- Classement provisoire (après samedi) :
- 1. Oliver Solberg (Toyota) — en tête
- 2. Elfyn Evans (Toyota) — à environ 10 s
- 3. Sébastien Ogier (Toyota) — à moins de 2 s d’Evans
- 4. Adrien Fourmaux (Hyundai) — à une dizaine de secondes
- 5. Sami Pajari (Toyota) — +50 s
- 6. Esapekka Lappi (Hyundai)
- 7. Joshua McErlean (Ford)
Yohan Rossel domine le WRC2 et possède près d’une minute d’avance sur son poursuivant, Robert Virves, situation qui lui donne une marge de manœuvre appréciable avant le Super Sunday.
Ce qui se jouera dimanche
La dernière journée comprendra des spéciales courtes mais techniques, où la prise de risques peut rapporter gros — ou coûter très cher. Pour Solberg, l’objectif sera d’assurer et de ne pas brûler les pneumatiques, tandis qu’Evans et Ogier devront attaquer pour inverser la hiérarchie sans compromettre leur propre arrivée.
Au classement constructeurs et pour la course au titre, chaque point compte : un bon résultat dimanche peut peser lourd sur la suite de la saison. Les stratégies d’équipe, les choix de pneus et la fraîcheur mentale des pilotes seront donc scrutés jusqu’au dernier kilomètre.
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