Une vente aux enchères caritative lancée par l’association britannique Phoenix Space réunit depuis le 27 juillet des personnalités du spectacle pour financer l’arrivée au Royaume‑Uni d’étudiants originaires de Gaza. L’initiative intervient alors que de nombreux campus ont été gravement touchés et que des jeunes admis dans des universités étrangères peinent à quitter la bande de Gaza.
Phoenix Space propose des objets personnels de célébrités afin de collecter des fonds destinés à couvrir les frais liés aux déplacements et à l’installation d’étudiants palestiniens. Parmi les contributions figurent des souvenirs signés et des dons symboliques, mis aux enchères pendant une dizaine de jours.
Nicola Coughlan, connue pour son rôle dans la série Netflix La Chronique des Bridgerton, a mis à disposition une photo prise dans les coulisses d’une autre production télévisée, signée par elle et une collègue. L’acteur Paapa Essiedu a, pour sa part, offert son exemplaire du premier tome de la saga Harry Potter, en expliquant souhaiter que ce geste « ouvre de nouvelles perspectives » pour de jeunes personnes privées d’enseignement.
Parmi les autres noms engagés : Brian Cox (vu dans Succession), l’ancien footballeur Gary Lineker et l’actrice Maxine Peake. Selon l’organisme organisateur, plus de 200 étudiants ont obtenu une place en université mais restent bloqués dans la bande de Gaza et ne peuvent pas voyager pour la rentrée.
Le contexte et les enjeux
Le Royaume‑Uni a annoncé en juin son intention d’aider certains étudiants de Gaza à rejoindre ses établissements à la rentrée d’automne, mais l’accès à ce dispositif est conditionné à des critères stricts, notamment l’existence d’une bourse entièrement financée. C’est précisément sur ce point que la levée de fonds entend intervenir : combler le fossé financier qui empêche ces inscriptions de se concrétiser.
La situation sur place explique l’urgence. D’après des évaluations citées par la presse, l’essentiel des infrastructures universitaires de Gaza a été endommagé depuis l’escalade des hostilités d’octobre dernier : la quasi‑totalité des campus a subi des dégâts, et la majorité des bâtiments d’enseignement sont hors d’usage.
- Objectif de la vente : financer les visas, les billets, la logistique et l’installation des étudiants admis au Royaume‑Uni.
- Durée : enchères organisées sur environ dix jours.
- Contributions : objets signés, photos de tournage, livres personnels et autres souvenirs donnés par des artistes et personnalités publiques.
- Bénéficiaires : étudiants palestiniens ayant obtenu une place universitaire mais incapables de quitter Gaza.
Au-delà de l’aide immédiate, la mobilisation met en lumière un enjeu plus large : la fuite des talents et la perte de générations de chercheurs, d’enseignants et de professionnels si les filières d’enseignement supérieur restent perturbées. Des acteurs culturels et sportifs tentent ainsi de transformer la visibilité médiatique dont ils disposent en soutien tangible.
Les organisateurs précisent que l’intégralité des recettes ira aux étudiants concernés. Reste à savoir combien de places cette somme permettra de concrétiser et quelle sera la capacité des établissements britanniques à absorber ces arrivées avant la rentrée.
La campagne illustre une réponse civile et immédiate à une crise éducative : pour des étudiants dont les lieux d’études ont été détruits, chaque don peut décider d’une trajectoire universitaire et professionnelle.
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