Vendredi 29 mai, Mylène Farmer a surpris en publiant un nouveau single électro qui annonce un retour en force : C’est à qui le tour prélude à un treizième album attendu à l’automne. Cette sortie marque à la fois un coup de projecteur sur une collaboration inattendue et un nouveau volet de l’esthétique sombre et réfléchie qui fait sa marque.
Le morceau, mis en ligne à minuit, mêle rythmiques électroniques modernes et atmosphère mélancolique. Contrairement à une simple chanson dansante, le texte explore des questions existentielles — un contraste familier pour le public de la chanteuse, habitué aux ambiances à la fois poétiques et sévères.
Le single et son ton
Sur une base électro, la voix de la chanteuse déroule un refrain volontairement énigmatique. L’ensemble sonne actuel, tout en restant fidèle à l’univers dramatique qui a construit sa carrière. Pour les fans, ce nouveau titre confirme une ligne artistique où le son sert un propos souvent introspectif plutôt que festif.
La sortie intervient quatre ans après L’Emprise, album où les synthés avaient déjà pris une place importante. Ici, les textures sonores paraissent plus contemporaines, moins marquées par les nappes eighties mais toujours orientées vers une esthétique travaillée et soigneusement chorégraphiée pour l’image.
Une collaboration parisienne
La production est signée par le musicien parisien DJ Lewis, multi-instrumentiste dont le travail reste discret au grand public. Il s’est illustré récemment sur un projet commun de deux artistes canadiens — un dossier qui a attiré l’attention des Grammy Awards — avant de partir au travail avec la star française.
Sur les réseaux, DJ Lewis a relayé la sortie en postant « The queen is back », confirmant l’ampleur symbolique qu’il prête à cette association. Sa prise de parole visuelle a également servi à dissiper les rumeurs qui circulaient sur d’autres collaborations possibles.
La rencontre entre l’artiste et ce producteur traduit une volonté de renouvellement appuyée sans concession sur l’identité musicale qui a fait sa renommée : esthétique travaillée, texte au centre, et mise en scène pensée comme une extension du disque.
Ce que cela signifie pour le public
L’importance de cette sortie dépasse la simple nouveauté discographique : elle annonce la reprise d’un cycle créatif après plusieurs événements marquants — un inédit présenté au Festival de Cannes en hommage à David Lynch et une série de concerts au Stade de France l’année précédente.
- Date de sortie : 29 mai (mise en ligne à minuit)
- Titre : C’est à qui le tour
- Producteur : DJ Lewis (multi-instrumentiste, crédité sur un projet primé aux Grammys)
- Album : treizième album studio prévu pour l’automne
- Thème : questionnements existentiels, contraste entre son entraînant et paroles graves
Pour les spectateurs des concerts, cela renforce l’idée d’un nouveau cycle scénique possible ; pour les auditeurs plus jeunes, l’association avec un producteur aux sonorités actuelles peut faciliter l’accès à un répertoire souvent perçu comme hermétique.
Depuis ses débuts avec Maman a tort en 1984, la chanteuse a imposé une identité singulière dans la chanson française : textes travaillés, univers visuel soigné et capacité à fédérer plusieurs générations. Ces éléments expliquent qu’une simple sortie de single devienne un événement médiatique et musical.
Avec plus de trente millions d’albums vendus et une pratique du silence médiatique bien maîtrisée, elle continue de peser lourd dans l’actualité culturelle : cette sortie confirme qu’elle reste une figure capable de faire bouger les codes du paysage musical français.
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