Ce week‑end sur le tracé de Motegi, le Français Evan Giltaire a été sacré champion de Super Formula Lights après un final spectaculaire : trois succès en autant de courses. Cette démonstration conclut une saison qui repositionne clairement le jeune pilote sur les radars des écuries de haut niveau.
Un pari japonais qui rapporte
Privé d’un siège en F3 après une campagne en FRECA, Giltaire a choisi de traverser le globe pour rejoindre le Japon et tenter sa chance dans la série réservée aux espoirs de la Super Formula. Soutenu par Art Grand Prix et aligné par le B‑Max Racing Team, il a rapidement trouvé les bons réglages et la constance nécessaire pour viser le titre.

Sur une saison organisée en six meetings de trois courses chacun, le Français n’a pas laissé passer sa chance : il a enchaîné performances et régularité jusqu’à l’apothéose de Motegi.
Les chiffres-clés de la saison
- 18 courses disputées
- 15 podiums au total
- 6 victoires, dont une au Fuji Speedway, deux à Autopolis et trois à Motegi
- Numéro de dossard : 1, porté tout au long de la saison
La fin de championnat a été déterminante : en dominant l’intégralité du week‑end à Motegi, Giltaire a sécurisé le sacre avant même la dernière épreuve, mettant un point d’honneur à transformer les occasions en victoires.
Palmarès et perspectives
Il devient le premier pilote français à remporter ce titre sous l’appellation actuelle de Super Formula Lights. Lorsque la compétition portait encore le nom de championnat du Japon de F3, trois Français s’étaient imposés : Sébastien Philippe (2000), Benoît Tréluyer (2001) et Sacha Fenestraz (2019).

La suite logique pour Giltaire serait un passage en Super Formula, comme l’ont fait certains de ses compatriotes avant lui. Fenestraz, déjà présent en Super Formula et victorieux cette saison à Suzuka, incarne la trajectoire que peut désormais emprunter le nouveau champion.
Pour les équipes et les observateurs, cette victoire confirme que le Japon reste une option crédible pour accélérer la carrière des jeunes pilotes européens : niveaux techniques relevés, visibilité auprès des structures asiatiques et européennes, et calendrier propice à la progression.
Ce que cela change aujourd’hui
Au‑delà du trophée, ce titre renforce la crédibilité sportive de Giltaire et augmente ses chances d’obtenir un volant en Super Formula l’an prochain. Pour les amateurs de monoplace, son succès illustre aussi la porosité croissante entre les filières européennes et japonaises, offrant aux talents des parcours moins linéaires mais souvent plus rapides vers des catégories supérieures.
Reste maintenant à voir comment son entourage et les équipes interpréteront ce signal : promotion immédiate, saison de confirmation, ou placement stratégique en tant que pilote d’essais ? Le marché des sièges pour 2027 s’annonce animé, et Evan Giltaire y occupe désormais une place enviable.
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