La maison bretonne Armor-Lux, presque centenaire, vient d’être choisie pour concevoir la nouvelle tenue de travail de Castorama : un projet qui mêle esthétique régionale, confort pour les équipes et logique de réemploi, dont la généralisation en magasins est prévue d’ici février 2028.
Originaire de Quimper, Armor‑Lux s’est imposée au fil des décennies comme une référence du vêtement inspiré par le style marin : cabans, vareuses, et surtout la célèbre marinière figurent parmi ses pièces emblématiques. L’entreprise a élargi son activité vers l’équipement professionnel dans les années 2000 et habille aujourd’hui de nombreuses structures françaises, du commerce aux services publics.

Le partenariat avec Castorama porte sur un vestiaire pensé pour tous les métiers du magasin, des caisses aux rayons. Les nouvelles tenues reprennent les couleurs immédiatement identifiables de l’enseigne — un bleu profond et un jaune vif — et sont d’ores et déjà testées dans six points de vente pilotes.
Conçues en collaboration directe avec des salariés, ces tenues découlent d’un processus participatif : 36 collaborateurs ont été invités à plusieurs ateliers pour évaluer les prototypes, ajuster les coupes et indiquer les priorités en matière de confort et de praticité. Selon le communiqué de Castorama, ces retours ont servi à affiner les matières et les détails fonctionnels.
Le volet durable du projet est assumé : Armor‑Lux et Castorama ont mis en place une collecte des uniformes existants afin de leur donner une seconde vie. Les pièces récupérées seront triées et orientées vers différentes filières, selon leur état.

- Réutilisation interne : certains vêtements en bon état pourront équiper des magasins n’ayant pas encore reçu le nouvel uniforme.
- Revalorisation : pièces réparées ou transformées pour d’autres usages (upcycling).
- Recyclage : les textiles trop usés seront envoyés vers des filières spécialisées pour récupération des fibres.
Ce dispositif s’inscrit dans une démarche plus large : Armor‑Lux, via sa branche dédiée à l’équipement professionnel, réalise une part significative de son chiffre d’affaires grâce aux commandes d’entreprises. Pour Castorama, la montée en gamme du vestiaire vise autant l’image de marque en magasin que le bien‑être au travail.
Concrètement, la phase progressive de déploiement doit permettre d’ajuster l’offre avant la diffusion nationale. Les clients verront progressivement ces nouvelles silhouettes dans les rayons ; pour les équipes, l’enjeu est double : porter un uniforme confortable et identifiable, tout en participant à une logique circulaire.
À court terme, il faudra suivre deux éléments : l’accueil des salariés lors des essais et la capacité des filières de tri à absorber les volumes d’anciens uniformes. Ces paramètres détermineront l’impact réel — tant écologique qu’économique — du programme d’ici 2028.
Articles similaires
- La Belgique éteint les lumières des vitrines des magasins : La quantité d’électricité qu’il permettra d’économiser
- Déchets de chantier: réforme gouvernementale imminente, quel impact sur vos factures
- Sacs plébiscités par la royauté: à 38 ans, une drômoise reconstruit sa vie après un accident
- Une griffe accessible ouvre 45 magasins en France : les enseignes traditionnelles reculent
- Madeleine de Suède en Maje à 875 €: un coup de projecteur sur la mode française










