Les Bleuets ont décroché leur place en finale du Mondial U20 en battant la Nouvelle‑Zélande 26‑22, mercredi soir — une victoire qui change la dynamique du tournoi et relance la génération 2006 dans le paysage du rugby français. Au‑delà du résultat, ce succès repose sur une domination des avants et des efforts défensifs collectifs : voici nos notes et enseignements clés après une demi‑finale âprement disputée.
- Score : France U20 26 – Nouvelle‑Zélande 22
- Moments décisifs : maîtrise du jeu au près, essai d’inspiration à la fin du match
- Top plaquers : deux Français à 14 plaquages
- Remplacements influents : changements réussis en deuxième période
Les avants
Mathéo Frisach — 7
Le pilier a pesé lourd sur la rencontre. Auteur du premier essai après une action collective en puissance, il a surtout dominé la mêlée et obtenu plusieurs pénalités pour son équipe avant d’être remplacé en deuxième période. Présence physique et engagement constants.
Gabin Garault — 7
À nouveau décisif sur les phases de poussée, il a conclu un maul pour l’un des essais et multiplié les interventions au sol. Remplaçant entré plus tard a poursuivi sur la même lancée, inscrivant un nouvel essai lui aussi issu d’un groupé‑pénétrant.
Alexandre Langlois — 6
Après un début hésitant en mêlée, il a stabilisé ce secteur et été fiable en défense (8/8). Peu en vue offensivement, il a été préservé en fin de match.
Baptiste Veschambre — 8
Le plus important dans l’impact défensif : 14 plaquages réussis et plusieurs interventions clés qui ont stoppé des relances adverses. C’est aussi lui qui provoque la pénalité libératrice en toute fin de rencontre.
Roméo Bonnard Martin — 6
Constance au placage (10/11) et participation aux phases statiques qui ont fait la différence ; quelques fautes récurrentes mais globalement solide.
Raphaël Audebert — 6
Très concentré en première période, il a réalisé un gros travail défensif tout en participant activement aux mauls et à la mêlée. Remplacé après une heure de jeu.
Lucas Andjisseramatchi (cap.) — 6
Capitaine combatif, il a cherché l’impact balle en main et gagné des mètres importants en peu de temps. Son agressivité a provoqué un carton jaune adverse, mais le travail collectif peut encore gagner en précision sur les soutiens.
Elijah Ibsaiene — 5
Bon total de plaquages à la sortie mais quelques interventions fautives ont coûté des pénalités. Peu d’apports offensifs lors de sa prestation.
La charnière
Baptiste Tilloles — 4
Match difficile pour le demi de mêlée : pertes de balle et passes manquant de fluidité, ce qui a freiné l’animation offensive. A montré cependant des velléités de percée mais globalement une prestation en demi‑teinte.
Luka Keletaona — 5
Le jeu au pied n’a pas toujours été précis et plusieurs décisions ont écourté des actions prometteuses. Solide en défense (11/12 aux plaquages), il n’a pas eu l’espace nécessaire pour pleinement s’exprimer.
Les trois‑quarts
Melvyn Rates — 6
Un ailier appliqué, présent au plaquage et auteur d’une passe décisive sur la relance déterminante qui a mené à l’essai d’avantage. A souffert de plusieurs assauts adverses sur son aile mais a tenu son couloir.
Bastien Rasal — 7
Constant et impressionnant défensivement : un parfait 14/14 au placage. Son activité a contribué à neutraliser les initiatives néo‑zélandaises dans le jeu courant.
Adrien Drault — 8
Auteur de l’essai qui a donné l’avantage tard dans la partie, il a été précieux dans les duels aériens et très agressif en défense. Quelques erreurs de conservation, mais sa prestation a basculé le match.
Paul Cellio Zwiler — 5
Un éclair avec un cadrage‑débordement remarquable, puis un temps de moindre influence : peu de ballons exploités et une faute de conservation à surveiller.
Axel Guillaud — 6
Son jeu au pied a souvent repoussé l’adversaire et il termine comme le Français ayant le plus avancé ballon en main (plus de 100 mètres). Une passe interceptée a toutefois failli coûter cher.
- Faits marquants :
- Maîtrise des phases statiques : les mauls ont été récurrents et payants
- Défense collective solide : aucun essai encaissé en jeu courant
- Remplacements efficaces en seconde période, qui ont su maintenir l’intensité
Cette victoire place les Bleuets en finale et pose sérieusement la question de la pérennité d’un vivier français capable d’affronter les nations majeures en mêlée et en défense. Pour la Nouvelle‑Zélande, la leçon est claire : il faudra corriger la gestion des phases statiques et retrouver une continuité de possession si les Baby Blacks veulent reprendre le dessus dans les compétitions à venir.
Prochain rendez‑vous pour l’équipe de France U20 : la finale du Mondial U20, avec la pression et l’opportunité d’asseoir cette génération sur la scène internationale.
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