Alexis Pinturault a annoncé ce samedi qu’il mettra un terme à sa carrière à l’issue de la saison, sa dernière course étant programmée le 24 mars à Lillehammer (Norvège). Ce départ, inattendu pour certains mais longtemps pressenti, change la donne à quelques semaines des Jeux de Milan‑Cortina et marque la fin d’une longue présence au sommet du ski alpin.
Arrivé sur le circuit jeune et polyvalent, Pinturault s’est imposé comme une figure centrale du ski français pendant près de dix‑sept ans. Il partira avec un palmarès imposant qui rappelle son influence sur la discipline et laisse un vide sportif et médiatique pour l’équipe de France.
Un palmarès qui parle pour lui
Polyvalent, capable de performer en géant, combiné, slalom et Super‑G, Pinturault a accumulé les résultats tout au long des années 2010 et 2020. Son couronnement reste la victoire du classement général de la Coupe du monde en 2021, un titre majeur pour le ski français.
- 77 podiums en Coupe du monde
- 34 victoires toutes épreuves confondues
- Succès récurrents en géant et en combiné alpin, ainsi que des victoires en slalom et en Super‑G
- 5 petits globes (dont 4 en combiné)
- Champion du monde à trois reprises (8 médailles mondiale au total)
- 3 médailles olympiques (deux bronzes en géant, un argent en combiné) — le titre olympique majeur manque à son palmarès
- Dernière course annoncée : Super‑G à Lillehammer, 24 mars 2026
Au-delà des chiffres, son style de ski et sa constance ont fait de lui un point d’appui pour l’équipe nationale, un pilote auquel les jeunes et les médias ont souvent comparé leurs références.
Un départ qui change l’équilibre avant les Jeux
La décision intervient alors que Pinturault n’a pas été retenu pour représenter la France aux Jeux olympiques de Milan‑Cortina, une déception pour l’intéressé et pour ses supporters. Son absence sur la plus grande scène sportive modifie les cartes pour la sélection tricolore et accélère la transition vers une nouvelle génération de skieurs.
Sur le plan sportif, le retrait d’un vétéran de ce calibre pose plusieurs questions : qui assumera le rôle de leader sur les épreuves techniques ? Comment l’équipe gérera‑t‑elle l’expérience et le relais des responsabilités ?
Clara Direz met aussi un terme à sa carrière
Dans la même journée, Clara Direz, autre habituée du circuit français, a confirmé qu’elle raccrochait les skis après le géant d’Åre. Entrée sur le circuit avec de fortes attentes — notamment après un titre aux Jeux olympiques de la Jeunesse en 2012 — sa trajectoire a été freinée par des blessures récurrentes.
Malgré ces obstacles, Direz repart avec une victoire marquante en Coupe du monde : le slalom géant parallèle de Sestrières en 2020 restera son moment phare sur le circuit.
Son retrait illustre aussi la fragilité des carrières alpines où le talent doit souvent composer avec la gestion du corps et la répétition des chocs.
Que retenir ?
La retraite annoncée d’Alexis Pinturault est une page qui se tourne pour le ski français. Elle ouvre un cycle de renouvellement à la fois pour la sélection nationale et pour les ambitions tricolores sur la scène internationale.
- Impact immédiat : disparition d’un leader expérimenté avant Milan‑Cortina.
- Conséquence sportive : accélération de la montée en responsabilités pour les jeunes cadres de l’équipe.
- Pour le public : une ultime occasion de saluer un champion lors des finales à Lillehammer, le 24 mars.
Les prochains jours seront observés de près par les dirigeants, les entraîneurs et les supporters : entre hommage à une carrière exceptionnelle et préparation de l’après‑Pinturault, le ski français entre dans une nouvelle ère.
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