La mode garde la mémoire courte mais les accessoires font parfois leur grand retour. À Cannes, le 18 mai 2026, la présence répétée d’Adèle Exarchopoulos avec un **bandana** sur la tête a confirmé que ce carré de tissu n’est plus réservé aux looks décontractés : il réintègre les tenues du soir et les stratégies de style des célébrités.
Un accessoire de plage devenu pièce de tapis rouge
Longtemps associé aux après-midis ensoleillés ou aux tenues de rue, le **bandana** reprend du galon et traverse les registres stylistiques. L’actrice française s’est montrée à la promotion de son film Garance dans deux déclinaisons — noire et rouge — illustrant comment cet accessoire peut se décliner du casual au formel.
Sur le photocall cannois, Exarchopoulos a opté pour un nouage triangulaire posé sur cheveux lâchés, un geste repris des années 2000 qui a trouvé un écho immédiat auprès des observateurs de mode. Les lunettes ovales sans monture, très années 2000 elles aussi, renforcent la référence temporelle de son esthétique.
De la contre-culture aux podiums
Le bandana a circulé au fil des décennies entre sous-cultures et grands courants : imprimés Paisley sur chemises, bandeaux autour du cou chez les groupes rock des années 80, ou encore présence dans la culture hip-hop des années 2000. L’an dernier, le retour de l’imprimé Paisley occupait déjà les collections et les accessoires; aujourd’hui, c’est le port traditionnel, sur la tête, qui revient en force.
Adèle Exarchopoulos y associe des pièces inattendues : tailleur noir structuré, escarpins à bouts pointus et superposition de colliers de diamants qui font contrepoint au caractère populaire du bandana. Ce mariage d’oppositions explique en partie l’attention portée à cet accessoire — il permet de jouer la nostalgie sans sacrifier le chic.
- Sur le tapis rouge : noué en triangle, coloris vif ou sombre, porté avec un tailleur pour un contraste élégant.
- En version street : autour du cou ou en chouchou improvisé pour une touche 2000s sans effort.
- À la plage : posé sur les cheveux lâchés pour contenir les mèches et affirmer un style décontracté.
Pour les lecteurs, la leçon est simple : le bandana redevient un marqueur de style polyvalent. Il permet d’introduire une référence rétro dans une garde-robe contemporaine sans alourdir une silhouette.
Ce retour a aussi des conséquences pratiques pour le marché de la mode : les labels multiplient les rééditions de l’imprimé **Paisley**, tandis que les détaillants proposent des versions satinées ou oversize, pensées pour s’adapter aussi bien aux corps qu’aux codes formels.
Enfin, si l’on considère la dynamique des tendances, l’ancrage dans des clips culturels — des concerts rock aux clips hip-hop, en passant par les festivals et désormais les festivals de cinéma — garantit au bandana une visibilité transgénérationnelle. Résultat : un accessoire à la fois familier et renouvelé, que l’on retrouvera sûrement tout au long de l’été.
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