Quelques jours après un numéro au Super Bowl qui célébrait ses racines, Bad Bunny franchit une nouvelle étape : il décroche le rôle principal d’un film historique ambitieux qui replace Puerto Rico au centre d’un récit dramatique et politique. Ce projet marque un tournant pour l’artiste, et intervient à un moment où la question de l’identité de l’île reste d’actualité.
Bad Bunny — de son vrai nom Benito Martínez Ocasio — tient la vedette de Porto Rico, un long‑métrage qui raconte la bascule politique et sociale de l’île à la fin du XIXe siècle. Le film se déroule autour de la période qui suit la guerre hispano‑américaine de 1898, quand Porto Rico passe sous le contrôle des États‑Unis et voit ses habitants se voir reconnaître la citoyenneté américaine sans pour autant bénéficier d’un accès complet aux droits politiques.
Un choix de casting significatif
Aux côtés de l’artiste portoricain, le générique rassemble des noms déjà reconnus du cinéma international : Javier Bardem, Edward Norton et Viggo Mortensen. La présence de ces acteurs confirme l’ambition du projet et promet une visibilité importante à cette page d’histoire souvent peu représentée à Hollywood.
Bien que Bad Bunny ait déjà multiplié les apparitions à l’écran — de rôles secondaires à des participations dans des séries — il s’agit de sa première tête d’affiche pour un film à portée historique et politique. Pour lui comme pour la communauté portoricaine, le rôle revêt une charge symbolique évidente.
Contexte historique et enjeux
La période traitée par le film correspond à un moment décisif : en 1898, le statu quo colonial bascule, entraînant des conséquences durables sur le plan juridique et social. L’implantation du pouvoir américain a transformé la langue administrative, la gouvernance et le statut des habitants.
- Année clé : 1898, fin de la domination espagnole.
- Conséquence juridique : passage sous contrôle américain et adoption d’une orthographe anglicisée du nom de l’île dans certains documents officiels.
- Conséquence politique : citoyenneté accordée mais droits politiques limités.
- Dimension culturelle : récit centré sur l’identité portoricaine et ses répercussions contemporaines.
Le film promet donc d’aborder non seulement des événements historiques, mais aussi leurs répercussions sur la mémoire collective et l’identité nationale — un angle qui résonne aujourd’hui, alors que les débats sur le statut de Porto Rico et la représentation culturelle restent vifs.
Ce que cela implique pour la carrière de l’artiste
Passer de la scène à la première ligne d’un film historique représente une étape importante pour Bad Bunny. C’est aussi un signal pour l’industrie : faire confiance à une star musicale pour porter un récit exigeant, enraciné dans une histoire nationale, change la donne en termes de visibilité et de narration.
Pour le public, ce projet offre une double promesse : un spectacle cinématographique à grand budget et une immersion dans un pan peu exploré de l’histoire caribéenne. Les attentes sont élevées, tant sur le plan artistique que sur celui de la fidélité historique.
Reste à voir comment le film sera accueilli par les critiques, le public portoricain et les observateurs politiques — et si cette sortie contribuera à raviver ou à redessiner le débat sur le statut et la mémoire de Porto Rico.
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