Attention — cet article révèle des éléments importants de l’intrigue. Sorti en salles le 18 février, Coutures confie à Angelina Jolie le rôle d’une réalisatrice confrontée à un diagnostic qui transforme à la fois sa vie personnelle et son calendrier professionnel.
Le film s’ouvre pendant la Fashion Week parisienne : une prestigieuse maison de couture a demandé à la cinéaste américaine de signer le court-métrage d’ouverture, un projet spectaculaire autour de vampires. Le tournage, très rémunérateur, doit lui permettre de tenir ses engagements financiers et artistiques.
Mais alors que le travail bat son plein, les examens médicaux bouleversent tout. Une radiographie et une échographie révèlent des anomalies : le personnage apprend qu’il s’agit d’un cancer du sein et qu’une intervention ne peut plus attendre. Sa priorité va passer du plateau à la chirurgie.
Le scénario, inspiré du vécu de la réalisatrice Alice Winocour, mêle la fiction à des éléments personnels — Angelina Jolie ayant elle-même fait l’objet d’un traitement préventif notable il y a plusieurs années. Le film suit les jours qui précèdent l’acceptation du diagnostic, puis la décision qui en découle : engager la bataille contre la maladie.
Une partition inégale
Sur le plan artistique, Coutures n’est pas sans défauts. Certaines scènes touchent profondément — notamment une séquence dans une salle d’attente avec Aurore Clément — tandis que d’autres paraissent alourdir le récit.
Le long-métrage croise les trajectoires de trois femmes à un tournant : la réalisatrice, une maquilleuse (interprétée par Ella Rumpf) et une mannequin (Anyier Anei). Les liens entre ces itinéraires donnent parfois l’impression d’être forcés, comme si le film peinait à harmoniser des tonalités distinctes.
Moments qui disent beaucoup
Parmi les scènes qui ont retenu l’attention figure le défilé qui tourne au chaos, mais aussi une séquence nocturne dans un magasin d’électroménager qui avait déjà fait parler lors du tournage en décembre 2024. Contrairement aux rumeurs de privatisation, il s’agissait d’un passage de tournage : Maxine, accompagnée de son amant (Louis Garrel), y achète un objet chargé de sens — une tondeuse recommandée par son chirurgien (Vincent Lindon), pour anticiper la perte des cheveux plutôt que de la subir progressivement.
La mise en scène n’évite pas les enjeux intimes. Une rare scène de sexe à l’écran pour Jolie est traitée sans complaisance : elle interroge la place du désir et de la sexualité après l’annonce d’un diagnostic. Dans les notes de production, l’actrice évoque cette séquence comme un moment d’espoir et de consolation.
La scène finale de la nuit, où l’héroïne se lève, branche l’appareil et commence à s’affranchir de ses cheveux, fonctionne comme un symbole : elle choisit d’agir, de reprendre la main.
- Thème central : l’absence de préparation face à l’annonce et la prise de décision.
- Représentation : le film met en lumière la vie intime et professionnelle sous le prisme d’une maladie grave.
- Éléments marquants : scènes émotionnelles (salle d’attente), séquences controversées (magasin), et la symbolique de la tondeuse.
- Public : une œuvre qui s’adresse autant aux spectateurs sensibles aux récits de maladie qu’à ceux intéressés par les portraits de femmes créatrices.
Coutures installe un débat discret mais présent : comment montrer la maladie au cinéma quand l’histoire rejoint la biographie de ses auteurs et de ses interprètes ? Le film n’apporte pas de réponses faciles, mais il relance la conversation sur la visibilité, la sexualité et la décision médicale dans l’espace public.
Articles similaires
- Giannis Antetokounmpo : Sa blague « froide » a « gelé » les médias sociaux.
- Décès de l’acteur Leslie Phillips – Il a prêté sa voix aux films Harry Potter
- Giannis Antetokounmpo s’est lancé dans des danses africaines et a fait le show ! (vid)
- Qu’entend-on par trouble psychosomatique ? – Les symptômes et les moyens de les gérer
- Storm : nouveau clip-choc de Gener8ion réalisé par Romain Gavras à ne pas manquer









