Au coeur du défilé Dior haute couture du 7 juillet, organisé au Musée Rodin, Nine d’Urso a attiré les regards en mariant des codes opposés : une jupe très féminine associée à des pièces plus dures. Ce choix vestimentaire signale autant une sensibilité personnelle que des tendances visibles aujourd’hui sur les podiums.
La présentation, signée Jonathan Anderson, a réuni plusieurs personnalités internationales — Deva Cassel, Naomi Watts ou Priyanka Chopra figuraient parmi les invités — mais c’est la fille d’Inès de La Fressange qui a retenu l’attention par son parti pris stylistique.
Une jupe qui domine le look
La pièce centrale de sa tenue était une jupe asymétrique bleu clair, conçue dans plusieurs couches de satin brodé. Le volume et la superposition de rubans ont créé un contraste surprenant avec les autres éléments de sa silhouette, soulignant une esthétique à la fois romantique et structurée.
Plutôt que d’abonder dans l’opulence, Nine d’Urso a choisi la retenue sur les accessoires : pas de sac apparent, quelques boucles d’oreilles discrètes, et un maquillage sobre qui laissent la création occuper l’espace.
La rupture volontaire : masculin et rock
Pour contrebalancer la délicatesse de la jupe, elle a opté pour un gilet sans manches noir au tombé masculin et des chaussures plates : des derbies noires à l’allure rock plutôt que des escarpins. Ce mélange atténue le côté « robe de bal » et le rend plus ancré dans la rue.
| Élément | Description | Effet sur la tenue |
|---|---|---|
| Jupe asymétrique | Satin bleu clair, couches de rubans brodés | Romantique et aérienne, pièce maîtresse |
| Gilet sans manches | Coupe droite, noir | Apporte une touche masculine et structurée |
| Derbies plates | Noires, esprit rock | Modernise et dédramatise la couture |
| Accessoires | Minimalistes — fines boucles d’oreilles, pas de sac | Accent sur la silhouette et la matière |
Ce jeu de contrastes illustre une évolution observable dans la mode contemporaine : le retour d’un luxe plus porté et adaptable. En évitant les stéréotypes formels, la tenue devient une proposition praticable, même hors tapis rouge.
- Mix de genres : la combinaison romantique/masculine continue de s’imposer comme code fort.
- Chaussures plates : signe d’une préférence croissante pour le confort sans sacrifier l’allure.
- Accessoirisation réduite : la mise en avant des matières et des coupes prime sur la surcharge.
Au-delà de l’anecdote mode, l’apparition de Nine d’Urso à ce défilé illustre comment les femmes d’aujourd’hui interprètent la haute couture : elles sélectionnent, mixent et adaptent. Le résultat, visible ce soir-là au Musée Rodin, est une esthétique à la fois personnelle et représentative d’un mouvement plus large vers des tenues plus lisibles et utilisables au quotidien.
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