Ce mercredi 3 juin, la Mercan’Tour Classic Alpes‑Maritimes remet le couvert sur un tracé qui devrait trancher net parmi les favoris : 152,5 km taillés pour les grimpeurs, plus de 4 000 m de dénivelé et une arrivée au sommet de Valberg. Au-delà du prestige régional, la course livre des enseignements immédiats pour les équipes et coureurs en quête de forme avant la seconde moitié de saison.
Un départ engagé et trois difficultés majeures
Le peloton s’élancera de Puget‑Théniers et n’attendra pas pour entrer dans le vif du sujet. Dès les premiers kilomètres, la route grimpe vers le col Saint‑Martin – La Colmiane, une ascension courte mais raide qui favorise les offensives d’entrée.
Après un court répit, la course aborde son véritable test : le col de la Couillole. Longue, soutenue et située à plus de 1 600 m, cette montée est souvent le lieu où se dessine la sélection finale.
La dernière partie de l’épreuve file ensuite vers Guillaumes avant l’ascension décisive : la montée finale vers Valberg, jugée à près de 1 700 m d’altitude. Là, l’endurance des grimpeurs sera mise à l’épreuve après plus de 130 km de course.
Les chiffres qui comptent
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Distance totale | 152,5 km |
| Dénivelé | +4 000 m (environ) |
| Arrivée | Valberg, ~1 700 m |
Les principaux cols
| Col | Longueur | Pente moyenne | Altitude sommet |
|---|---|---|---|
| Saint‑Martin – La Colmiane | 7,5 km | ~7 % | — |
| Col de la Couillole | ~16 km | > 7 % | ~1 600 m |
| Valberg (arrivée) | 14,4 km | 6,2 % | ~1 700 m |
Ces données expliquent pourquoi la course attire principalement des spécialistes de la montagne : les distances cumulées et les pourcentages soutenus favorisent les attaques longues et les hommes capables de maintenir une cadence élevée en altitude.
Que peut‑on attendre tactiquement ?
Sur un profil identique à l’édition précédente, la course devrait suivre un schéma connu : une échappée matinale pour animer la journée, puis des contres et des offensives sérieuses sur la Couillole. Si le peloton explose là‑bas, la montée finale vers Valberg servira d’arbitre définitif.
Les équipes présentant plusieurs leaders pourront jouer sur les relais en tête de peloton pour contrôler les mouvements. À l’inverse, les formations plus réduites chercheront à profiter d’une échappée ou à frapper fort sur les pentes raides afin de réduire le nombre de concurrents lors de la dernière ascension.
- Avantage aux grimpeurs purs : les spécialistes des longues montées partent favoris.
- Importance du placement : la descente vers Guillaumes et le pied de Valberg peuvent être décisifs pour éviter les incidents.
- Condition physique : après plus de 130 km, la résistance compte autant que la puissance.
Palmarès récent
Les derniers lauréats confirment le profil sélectif de l’épreuve : des coureurs capables d’imposer un rythme élevé en altitude.
| Année | Vainqueur |
|---|---|
| 2025 | Cristian Rodríguez |
| 2024 | Lenny Martinez |
| 2023 | Richard Carapaz |
| 2022 | Jakub Fuglsang |
| 2021 | Guillaume Martin |
Sur le papier, la Mercan’Tour Classic Alpes‑Maritimes 2026 promet un affrontement serré entre leaders aguerris et jeunes talents affamés. Pour les observateurs, c’est aussi une étape clef pour mesurer l’état de forme avant les grandes étapes de montagne à venir.
Rendez‑vous donc sur la ligne de départ : la course, malgré sa brièveté relative par rapport à une étape de tour, concentre dans 152,5 km toute la difficulté des Alpes‑Maritimes et offre souvent un spectacle décisif pour la saison des grimpeurs.
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